Quand la France livre des armes à la Turquie

 


Le même jour, Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale, affirmait à Saint-Pétersbourg, que la reconnaissance du génocide arménien par la France ne correspond " à aucune mise en cause de la Turquie d'aujourd'hui ". " Bien évidemment, dans l'esprit d'aucun député français, le texte voté le 29 mai ne doit être perçu comme tourné contre la Turquie [...] C'est une perception de l'histoire qui ne concerne absolument pas la Turquie d'aujourd'hui qui est une nation amie, un gouvernement ami ".

Le gouvernement autorisait le 20 juin une manifestation des " Loups gris ", milices d’extrême droite liées au régime d’Ankara.

Le 29 novembre 1998, le Collège de France a élu Gilles Veinstein à la chaire d’histoire turque et ottomane, récemment créée. M. Veinstein a notamment publié, en avril 1995 dans la revue L’Histoire, un article négationniste reprenant les thèses du gouvernement turc sur le génocide arménien (cf. note du Réseau Voltaire).

La proposition de loi votée par l’Assemblée nationale devait être mise à l’ordre du jour du Sénat en octobre. Il n’en est toujours pas question.

Fin février 1999, le député (Vert) Noël Mamère essaya d’organiser la tenue d’une session du Parlement kurde en exil dans une salle de l’Assemblée nationale. Le président le l’Assemblée, Laurent Fabius, envoya alors une lettre de mise en garde au président du groupe Radical, Citoyen et Vert. Nous nous sommes procuré cette lettre confidentielle (voir cette lettre).

Si mon gouvernement agit de la sorte, il doit avoir de bonnes raisons. C’est décidé, je quitte cet article qui n’apporte absolument rien !

Quels sont les intérêts français en Turquie ?

 

 
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