Quand la France livre des armes à la Turquie

 


Le 29 mai 1998, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi reconnaissant le génocide arménien commis par les Ottomans en 1915. Ce texte qui doit encore être voté par le Sénat est une initiative parlementaire qui n’enchante pas le Premier ministre, ont précisé dans la presse des membre de l’entourage de Lionel Jospin. La France est en effet le deuxième investisseur étranger en Turquie et avocate zélée de son entrée dans l’Union européenne.
Afin d’en empêcher le vote définitif de cette proposition de loi, Ankara exerce de fortes pressions diplomatiques auxquelles le président de la République et le gouvernement sont sensibles.

Le 19 mai 1998, l'ambassadeur de Turquie rencontrait discrètement le secrétaire général du Quai d'Orsay. Le lendemain, le Premier ministre et le président du Parlement turcs faisaient parvenir une lettre à leurs homologues respectifs, Lionel Jospin et Laurent Fabius. Parallèlement, le 21 mai, le consul général de Turquie à Lyon réagissait dans Le Progrès à la proposition de loi et présentait l’argumentaire négationniste.

Je ne veux pas savoir ce qu’en pense le ministre français des Affaires étrangères.

JMoi, j'aimerais bien savoir ce qu’il en pense.

 

 

 
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