La répression des Kurdes en France

 


Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), engagé dans une lutte armée contre le régime turc a été interdit en France en 1993. Le décret d'interdiction a été signé par le président François Mitterrand sur proposition du Premier ministre Edouard Balladur et du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua. Reprenant la rhétorique d’Ankara, le décret considère le PKK et toutes ses associations amies comme " terroristes ".

Cette lutte de l'appareil d'État français contre les associations kurdes a été orchestrée en France par Charles Pasqua. Le ministre de l’Intérieur menait alors une double démarche pour faire apparaître comme légitimes aux yeux de l'opinion publique ses lois concernant les étrangers. Il tentait de présenter les algériens musulmans et les réfugiés politiques kurdes comme constituants une grave menace intégriste ou terroriste.

Les associations kurdes furent poursuivies par la justice et la police. La répression fut si violente que les manifestations kurdes durent être organisées par des associations françaises comme le MRAP afin de modérer l'ardeur des policiers.

Mais au fait, qui était le papa d’Edouard Balladur ?

La France réprime-t-elle de la même manière les milices turques d’extrême droite ?

 

 
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