Chili : la révolte des Mapuche


Après s’être battus contre les « conquistadores » espagnols, les indiens Mapuches du Chili doivent aujourd’hui faire face aux expropriations que leur imposent les multinationales. Un mouvement de contestation s’est constitué. Il a obtenu gain de cause auprès de tribunaux, mais les entreprises et leurs milices, aidées par l’Etat chilien, refusent de rendre les terres

La violation systématique des droits de l’homme dont est victime le peuple Mapuche  débute avec l’arrivée des « conquistadores » espagnols. Ce sera la vision ethnocentriste et raciste, guidée par une ambition effrénée d’enrichissement de la part des européens qui justifiera le génocide de plus de 60 millions de personnes dans le « nouveau monde ». Cependant, la résistance de ce peuple contre l’invasion de son territoire se prolonge pendant plus de trois cents ans et parvient à obtenir certaines garanties pour le respect de ses droits fondamentaux face à la couronne hispanique. Parmi celle-ci le pacte de Quillin célebré en 1641 qui reconnait l’independance du territoire Mapuche depuis le fleuve Bio Bio jusqu’au sud du pays.

L’indépendance du Chili vient changer les relations entre les Mapuche et les descendants des « conquistadores ». Dès les premières années, la toute nouvelle République met en place un dispositif de lois et une politique de colonisation envers les hommes de la terre, qui aura pour conséquence une guerre brutale au cours du XIXème siècle. Vers 1883, les Mapuche perdent leur liberté et leur territoire devant une armée chilienne professionnelle et forte. Commence dès lors une campagne de violation constante des droits fondamentaux. A travers des politiques d’éradication, de déracinement et d’assimilation forcés, l’Etat chilien continue le processus de colonisation et d’extermination des Mapuche. Le système des « réserves », copie intégrale du modèle nord-américain, est mis en place par divers gouvernements jusqu’en 1925, année au cours de laquelle sont parqués les derniers natifs dans la zone de Cautin.

 

Le mode de vie Mapuche, ayant pour base la possession communautaire des terres, se voit boulversé par la contre-réforme agraire imposée par le régime militaire de Pinochet (mettant l’accent sur la proprieté individuelle privée). Ceci implique la perte de plusieurs milliers d’hectares de terre récuperés par des entrepreneurs « latifundistes » et par de grandes entreprises forestières.

Malgré des décisions de justice faites par les tribunaux chiliens,en faveur des communautés, les multinationales refusent de rendre les terres.

Au contraire, elles envoient des milices privées pour empêcher que les Mapuches s’y installent. Si l’Etat chilien envoie des militaires dans les regions concernées, ce n’est pas pour obliger les entreprises à respecter les décisions des tribunaux, mais au contraire pour s’assurer que les multinationales puissent continuer d’exploiter ces terres en toute liberté.

Face à cette situation s'est mis en place un mouvement Mapuche issu des communautés se mobilisant pour tenter de freiner l’expansion capitaliste des entreprises forestières, reprenant ainsi la lutte historique de leur peuple. En réaction, l’Etat chilien a entamé une politique répressive qui montre une fois de plus son engagement auprès des puissances patronales.

Eduardo Inclan

 
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Les entreprises impliquées dans l'exploitation des terres mapuches

FORESTAL BOSQUES ARAUCO S.A. qui contrôle à 100% la production de cellulose de papier, à 100% la production de papier journaux, à 100% la production de panneaux particuliers et à 80% celle de bois élaborés dans le pays.

FORESTAL « MININCO » S.A. Groupe MATTE - LARRAIN, constitué de capitaux américains SIMPSON PAPER - KEY FIBRE CO, etc.

Groupe « SHELL » « PLANTA NACIMIENTO » Papeles Sudamérica

Groupe MITSUBISHI - « PLANTA D’ASTILLES ASTEX »

Groupe AMINDUS (FORESTAL MILLALEMU) constitué de capitaux suisses et japonais.

 

 

Groupe Mapuche infos au 06 62 18 90 83

 

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