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Photo d'Eduardo Inclan
Tous les samedis, le collectif des sans-papiers de la Maison
des ensembles se rassemble devant le 5, rue dAligre
dans le 12ème arrondissement. Vers les 15 heures,
les coups de sifflets commencent à retentir et envahir
le quartier. On sort les portes-voix et, aussitôt,
les appels à la mobilisation fusent. De la Maison
des ensembles, nous nous dirigeons vers la station de métro
Gare de Lyon.
Répercutions des percussions : les regards
se tournent, les oreilles se bouchent, les corps dansent...
laccueil est diversifié.

Photos de Thomas Florentin et Eduardo
Inclan
La densité humaine, déjà bien élevée
dans la station de métro du Châtelet, augmente
un peu plus au passage des sans-papiers.
Les tracts sont distribués et lus la plupart du
temps. Mais les tracts ne suffisent pas à sensibiliser,
il faut que les revendications résonnent dans la
rame de métro...

Photo de Thomas Florentin
Régularité aussi pour M. Cissoko qui, la
caisse de solidarité à la main, arpente rues,
couloirs et rames de métro à la recherche
de menue-monnaie... avec toujours la même ténacité.
Sur la place du Châtelet, toutes les semaines, la
même ronde de marche, pendant laquelle les slogans
fusent et les tracts passent de main à main...

Photos de Thomas Florentin et Eduardo
Inclan
Toutes les demi-heures, les portes-voix gourmands exigent
quon leur change les piles. Le rituel stoppe net le
cortège qui attendra que les voix amplifiées
rejaillissent.
Et avec la même régularité, les percussions
abatent leur rythme, quil vente ou quil pleuve.
Thomas Florentin et Eduardo Inclan
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