SIÈGE MATINAL
La courte occupation du Parti socialiste

Mardi 12 mars 2002, les sans-papiers de la Maison des ensembles occupaient le siège du Parti socialiste. Reportage photo de Thomas FLorentin et Eduardo Inclan.


Photo d'Eduardo Inclan
Photo d'Eduardo Inclan

Lundi 11 mars, Traore me passe un coup de fil mystérieux : il veut me voir, parce qu’une action est envisagée pour le lendemain...
Mardi 12 mars, sept heure du matin, nous partons de la Maison des ensembles d’un pas rapide. Quelques stations de métro plus loin, nous arrivons rue de Solférino, au quartier général du Parti socialiste. La grille d’entrée est escaladée, et le siège débute.

Quelques policiers arrivent peu de temps après. Ils rentrent par la porte fermée magnétiquement et me laissent rentrer par la même occasion, moi qui n’avait pas osé passer par les grilles, ainsi que quelques autres.
La police reste peu de temps, le temps de nous interdire de prendre des photos ou de filmer. Puis ils repartent. La porte magnétique est fermée dans le dos. Nous voilà isolés. L’attente commence.

Photo d'Eduardo Inclan
Photos de Thomas Florentin

L’attente est longue. Les percussions entament leurs rythmes, on s’assoit et discute, Traoré et Sow passent leurs coups de fil aux médias, relations militantes... De temps en temps, on scandent quelques slogans.

Le collectif n’en est pas à sa première occupation. Les Verts, à Parmentier, peuvent témoigner (cf témoignage M. Traoré). Par la force des choses, les sans-papiers ont la malheureuse habitude d’attendre...

Photo d'Eduardo Inclan
Photo d'Eduardo Inclan

Une délégation est reçue par M. Le Folle, directeur de cabinet de M. Hollande. Après une heure de discussion, la délégation ressort. Les sans-papiers discutent entre eux, dans leur langue d’origine commune. Puis Traoré nous informe en français de ce qu’il s’est dit.

Photo d'Eduardo Inclan
Photos de Thomas Florentin

M. Le Folle fait ensuite une sortie dans la cour au milieu des sans-papiers. Petit, mais beau discours : il promet de venir visiter la MDE, il admet qu’il ne peut rien, absolument rien faire pour une régularisation immédiate, mais promet également de faire tout ce qu’il est en son pouvoir pour accélerer les démarches. En échange du discours, les sans-papiers doivent quitter les lieux.

Photo d'Eduardo Inclan
Photos de Thomas Florentin et Eduardo Inclan

Comme tout est démocratique, vote à main levée. le squat du siège est décidé maintenu. Surgissent les cars de CRS...

Photo d'Eduardo Inclan
Photo d'Eduardo Inclan

Bombe lacrymogène et évacuation forcée....

Photo d'Eduardo Inclan
Photo d'Eduardo Inclan

Thomas Florentin et Eduardo Inclan

 
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