Bonjour,
C'est
avec un grand plaisir que j'ai reçu ce matin
la copie de l'e-mail envoyé par Vince.
C'est la première fois que j'en vois un en "live"
et je trouve cela sympa. Dommage qu'internet ne puisse
pas franchir les murs des prisons car je serais en ligne
à longueur de journée ! En tout cas, merci
à Vince pour son message de soutien. Il n'a fait
que deux mois de prison, mais je vois qu'il résume
plutôt ce qu'est l'enfermement.
Je
ne sais pas si vous avez suivi les infos, mais notre
"ami" Chirac nous a fait son cadeau traditionnel à
l'occasion du 14 juillet. Dans la semaine,
je vais signer quatre mois pour arriver au 20 juillet
2011 et ma date de fin de sûreté de deux
mois pour arriver au 26 décembre 2003 ! En fait,
c'est cette dernière date qui m'intéresse
le plus car c'est à partir de là que je
pourrais poser mes demandes de permissions et de conditionnelle,
à condition bien sûr que j'arrive à
obtenir mon transfère pour un centre de détention.
A la fin de l'année, j'attaque les démarches.
Il
y a une loi qui est passée le 18 juin, que nous
attendions tous et qui pourtant n'a pas été
relayée par les médias. Jusqu'à
présent, c'était le Garde des Sceaux qui
statuait sur les demandes de libération conditionnelle
pour les longues peines et très très peu
étaient accordées à cause de l'opinion
publique et des conséquences sur l'électorat…
A partir de janvier 2001, tout cela est fini ! Les demandes
de conditionnelle seront jugées par un tribunal
et nous serons présent pour défendre notre
projet. Nous pourrons même faire citer des témoins
comme la famille, l'employeur… et si malgré tout
cela, notre demande est rejetée, nous aurons
la possibilité de faire appel. Je trouve que
c'est une bonne avancée, à condition que
les magistrats ne soient pas trop frileux ! A suivre.
A
part cela, ici, ça ne change pas beaucoup, mis
à part que cela se remplit de plus en plus
et que depuis quelques jours il y a une certaine tension
que l'on sent bien. Souvent, avant une tempête,
il y a une période de grand calme. Ici, à
la place du calme, il y a cette tension qui est presque
palpable.
A
bientôt de vous lire.
Avec toute mon amitié.
Franck