Lettres

Voici plusieurs courriers que nous avons reçus. Un grand merci de Franck à tous ceux qui lui écrivent. Et un merci de toute l'équipe de L'Asile utopique pour votre soutien. Si vous voulez participer à l'aventure de créer des liens entre nos petits mondes, entre étudiants et prisonniers, entre artistes et citoyens... ces pages vous sont grandes ouvertes. Elles se veulent tout simplement un asile pour rêveurs...


Cher Franck,

voilà je me présent je m'appelle Ophélie et j'ai 17 ans, et comme beaucoup d'autres apparamment j'ai vu tes lettres sur internet en cherchant à faire un dossier sur "La prison et la citoyenneté". Je na sais pas encore de quoi se composera réellement ce dossier mais je voulais te dire que tes lettres m'ont beaucoup touchée. Je me rends compte à quel point on peut être naïf à 17 ans, le superflu est devenu quelque chose de naturel pour nous alors que des centaines non des milliers de personnes ici en France ne peuvent pas correspondre par internet, prendre des douches chaque jours, parler à son amie etc... Cela ne me rassure pas comme certains qui pleurent sur leur sort se satisfont du malheur d'autrui. Personnellement je trouve ça injuste et déplorable de voir que les chers dirigeants de ce pays ne font que trop peu (pour ne pas dire pas du tout) attention à la réinsertion des détenus. Je ne peux pas refaire le monde malheureusement, il y aurait tant de choses à refaire...

Amicalement

Une naïve

 

j'ai vu l'emission "Zone interdite" hier sur les fous d'amour et j'ai été vraiment impressionnée par le combat que mène Laurence Segura pour son mari incarcéré pour holdup et évasions multiples. Sa lutte sert la cause de toutes ces familles décomposées, de toutes ces femmes et enfants qui vivent séparées de leur mari et père. Laurence parlait hier sur le plateau des prisons espagnols où le contact physique n'est pas exclu et où les détenus peuvent faire l'amour avec leur femme. Je trouve cela normal et espère une amélioration du système carcéral français au moins sur le plan humain. Manquer de confort de nourriture est déja suffisamment intolérable alors manquer d'amour, n'en parlons pas (bien que l'on ne se nourrisse pas d'amour et d'eau fraîche).

Elo

 

Bonjour,

je ne savais pas que les objets les plus primaires du quotidien étaient payants en prison. C'est effrayant. Ca fait mal pour les prisonniers.

Une réflexion perso qui n'a rien à voir : comment se fait-il qu'on puisse en prendre pour 10 ans pour "crime contre l'humanité" et la même chose pour un braquage ?

La justice est curieuse.. vraiment curieuse...

Votre site est très instructif. Bon courage, bonne continuation.

Esther

 
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 Voir aussi

Lettres de notre correspondant de prison, Franck Astier

« L'idée qu'une petite lettre écrite dans quelques mètres carrés... »
novembre 1999

« En prison, rien n'est gratuit »
janvier 2000

« Je suis dans une prison mouroir »
mai 2000

« Courage Franck ! » Vince
juin 2000

« Il y a une tension presque palpable »
juillet 2000

« Je viens d'entrer dans ma sixième année »
février 2001

« Je suis révoltée quand tu dis que tu n'a pas le droit de joindre ta copine » Viginie
février 2001

« Un grand bol d'air pur »
mars 2001

« Lettres de naïfs »
avril-mai 2001

« Elle doit revenir me voir en septembre »
juillet 2001

« Cela fait un an que la prison fait partie de mon quotidien » Béatrice
août 2001

« J’ai eu peur quand je me suis coupé les veines et que j’ai vu mon sang jaillir, mais je me suis senti bien »
octobre 2002

 

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